mercredi 16 juillet 2008

Yes he's back...

S'il est vrai que ce sont les meilleurs qui partent les premiers, que penser de ceux qui partent trop tot mais reviennent souvent trop tard ?

Aucun article depuis le premier mars ! On ne peut pas dire que ce blog ait ete tres riche en actualites. Pourtant, avec le recul, j'ai vraiment l'impression que ce premier mars, c'etait hier.

Certes, il y a quatre mois, Ingrid jouait encore aux Castors Juniors dans sa cabane, Carla n'etait pas encore l'amoureuse que de nombreuses oreilles ont decouverte, Laurent Ruquier etait lie a France2 autant que Julien Courbet l'etait a TF1, l'equipe de France de foot nourrissait encore quelques espoirs, le Tibet etait une preoccupation majeure pour les peuples occidentaux, et, surtout, je ne m'imaginais pas encore a mon boulot en plein mois de juillet. Et pourtant, il faut croire que tout arrive, et me voila donc derriere mon ecran, profitant d'une morne journee londonienne aussi tristoune que Federer apres sa finale perdue ici meme, a Wimbledon, il y a deja deux semaines (une petite eternite).

Quoi de nouveau sous le fog ? A l'americaine, je serais tente de repondre "not much", pas grand chose. Mais ce serait mentir. Tellement de choses. Peut-etre trop de choses d'ailleurs, expliquant mon absence en ce monde virtuel (je vais inventer n'importe quelle excuse pour justifier mon inconstance redactionnelle !). Cela dit, je pense que la presence virtuelle est inversement proportionnelle au sentiment d'existence dans le reel. Encore que ...

Promis, je reviens vite.

samedi 1 mars 2008

Des hauts et des bas

London 1 - Richard 0
J'avoue, elle m'a bien eu. Un coup pas forcément réglementaire, un coup un peu tordu, une faute d'inattention, et c'est le carton rouge. Londres a marqué le premier point, mais le match n'est pas fini.

Londres est une ville hétéroclite où naissent et vivent des londoniens, parlant anglais pour la plupart, avec un accent caractéristique qui leur permet de se distinguer d'une bavaroise germanique, dont l'accent est aussi remarquable que son taux d'alcoolémie à sept heures du matin. On parle souvent du climat anglais, londonien en particulier. C'est vraiment par ennui, car le climat est à Londres ce que l'honneur est à Julien Courbet, c'est-à-dire une chose qu'on évoque par épisodes pour masquer son inculture à son propos. Le ciel d'en haut ne remplit que nos plus basses conversations.

Londres est assez forte. Il faut l'avouer, elle créé des situations assez étranges, que ce soit dans la rue, dans le métro, dans les têtes ou dans les cœurs. Dernièrement, elle a été l'occasion d'un tour de magie à mon encontre assez étrange, une sorte d'apparition dont je me demande encore si elle a bien été réelle ou non. Un éclair, un éphémère. Une étoile filante. Qui a filé. Nous y reviendrons probablement plus tard. Une étoile si haute qu'elle me laisse en tout cas bien bas.

Pour l'heure, Londres a gagné, disais-je : elle m'a remis au sport. Aux tenues sportives aussi : hauts (t-shirts), et bas (shorts) forment ma panoplie régulière de sportif sur le devenir. A petites doses, certes, mais à l'activité physique tout de même. C'est ainsi que j'ai pu profiter de différentes salles de gym dans la ville, en profitant des premières journées d'essai gratuites, en me créant chaque fois une identité différente. Puis, de marathons cyclistes en courses à pied interminables, de parties de squash (presque) déchainées à des plongées en eaux douces, rien ou presque n'a été épargné à mon pauvre organisme ! Ni à mes narines, car les odeurs se dégageant de ces sales salles sont plutôt... remarquables. Qui a osé critiquer l'invention du parfum déodorant ? Il n'y a pourtant pas débat au déo (merci). Des appareils de muscu jusqu'au PowerPlate (un machin vibrant qui fait ... vibrer), j'ai à peu près tout essayé pour réveiller ces quelques muscles d'en haut (pectoraux, dorsaux, biceps...) que d'en bas (quadriceps, ischio-jambiers,...).

Mais Londres a été plus pernicieuse que cela. Elle marque de façon remarquable mes trois premiers mois sur sa surface. Certes, je l'ai trompée à trois reprises (déjà), mais c'était pour la bonne cause, et elle ne nous reprochera jamais d'avoir flirté avec ses petites sœurs, Liverpool (en haut, au nord) ou Brighton (en bas, au sud). Semant le trouble dans mon esprit, m'envoyant de gauche à droite, m'empêchant de dormir, me rendant presque gentil, me faisant personnifier des pingouins, il ne serait pas totalement impossible que Londres, à défaut d'autre chose, m'ait rendu fou (cf photo ci-contre). Pour finir cette courte chronique de début de folie, il me semble tout à fait raisonnable de conclure en disant que tant qu'on a la tête qui tourne, on ne distingue plus, de toute manière, le haut et le bas. Ça doit être pour ça que l'est m'a bien mis à l'ouest.

dimanche 24 février 2008

Loft Story

Je ne pensais pas en être réduit à une telle extrémité. La conclusion de cet article est terrible, aussi vais-je la livrer dès le début : j'ai compris Steevy du Loft.

Certes, il s'agit là d'un message biens moins solennel que le célèbre "Je vous ai compris" du Général de Gaulle à Alger en 1958. Evidemment, je ne cautionne toujours pas ce genre d'émissions de télé-réalité, à supposer qu'elles soient effectivement un peu réalistes. Mais peu importe. Ce que j'ai pu comprendre, c'est le système de pensée qui peut opérer dans le genre d'expérience de rats de laboratoires que ces programmes nauséabonds, mais néanmoins télévisuels, retransmettent sans vergogne et à des heures enviées d'access prime time sur les ondes publiques de nos sphères privées.

J'ai donc compris Steevy. Vous vous souvenez de Steevy (Boulay, de son vrai nom, ça ne s'invente pas !) ? Ce dadet peroxydé, fan de Bourriquet et des rillettes du Mans, dont l'orientation sexuelle serait surement celle de Muriel Robin si elle était un homme (et si elle était capitaine d'un bateau vert et blanc), et dont le look arc-en-ciel a maintes fois rappelé à quel point le passage du noir et blanc à la couleur avait été bénéfique à l'humanité. "Génération Steevy", titrait alors Télé 7 jours, montrant notre ami tenant sa peluche entre ses mains. Et c'est vrai qu'une génération entière s'identifie sans difficulté à cet ersatz de cerveau monté sur ressort, capable de fournir à la moindre occasion arguments et contre-arguments sur des sujets aussi variés que la taille d'un tournevis, la politique étrangère de l'Allemagne, le porte-avion Clémenceau, et évidemment l'adhésion au fan club de Mylène Farmer.

Mais Steevy est un homme (pardon ?) complexe et simple à la fois. Comme ce genre de formules ne veut strictement rien dire, mais que tout le monde s'y retrouve (un peu comme le "profite du jour présent, on ne sait pas de quoi demain sera fait", qui est à l'intelligence humaine ce que l'instinct est aux animaux, à savoir le laisser-passer bestial de la morale à la déraison), je la garde. En l'explicitant, puisque justement, je m'y suis moi-même reconnu.

  • Simple ? Assurément. Par son QI, cela va de soi, celui-là même dont les maxima hivernaux et estivaux ne dépassent que très rarement la température extérieure de Reykjavik, et dont il use et abuse pour donner son avis sur des sujets qu'il connaît aussi bien que son arrière-grand-père mais qui lui, a la décence et le bon goût de garder ses commentaires pour ses amis souterrains. Par sa pensée binaire également. On peut toujours s'interroger sur les motivations qui poussent un jeune d'un pays a priori civilisé comme le nôtre à vouloir à tout prix (enfin pour quelques centaines de milliers d'euros éventuellement) s'enfermer sous les yeux machiavéliques d'objectifs de télévision, que des voyeurs avides de sensationnel et repus de curiosité décadente contemplent à n'en plus pouvoir, comme une crise de boulimie d'images dont on n'aurait difficilement eu l'idée avant que George Orwell n'écrive son roman de science-fiction, 1984. Et comme souvent, bien plus prophétique et prosaïque, la réalité, impitoyable, a rattrapé et dépassé la fiction.

  • Complexe ? Oui, on doit pouvoir dire ça, et non pas seulement pour la complexité de ses goûts vestimentaires qui renverraient sans problème une femelle paon au rang de Miss Monde 2008. Non, plus sérieusement, ce type a une capacité à changer de look encore plus étonnante qu'Arturo Brachetti. Un mec qui a autant de fringues, et une telle volonté d'en changer aussi fréquemment ne peut pas être simple. On ne peut que mettre cela sur le compte de la folie cérébrale, tare s'il en est, mais qui prouve au moins qu'un semblant de cerveau existe quelque part chez cet individu. Et cela, c'est important pour que l'on puisse s'identifier à lui (voir plus loin).

Ainsi donc, malgré les quelques piques que je lance au nouvel ami de Laurent Ruquier, dont j'aimerais rendre ici hommage tant au talent hors pair qu'à ses capacités incroyables de leadership, j'ai compris Steevy. Rassurez-vous, comprendre ne veut pas dire excuser. Disons, pour être plus proche de la réalité, que j'ai compris certains aspects de sa personnalité qui ont été, à de multiples reprises, raillés, moqués, voire conspués. L'exemple qui me vient à l'esprit, ce même esprit qui est à l'origine de ce blog et en particulier de ce message, est celui, intemporel, où Steevy alla se recroqueviller de manière assez pathétique dans sa chambre, les oreilles plongées sous les hurlements tonitruants de Mylène Farmer, les larmes lui coulant des yeux comme neige au soleil, lorsque Benjamin Castaldi, assassin virtuel et digital des temps modernes, prit son temps, et notre argent (0,56€ la minute, quand même !), pour annoncer l'expulsion d'un membre du loft, deux semaines après le début de ce qui allait être un des premiers buzz médiatiques français de ce siècle. C'est dire la misère intellectuelle dans laquelle ce pays stagnait, et stagne toujours diront les plus pessimistes mais réalistes analystes, mais là n'est pas le propos. Steevy s'éloigna donc, comme pour ne pas montrer sa peine au reste du groupe. Certes, il la montrait à cinq millions de téléspectateurs, mais à supposer que l'on puisse faire abstraction des caméras, pour une fois, c'est ce retrait, si je puis dire, qui m'intéresse, et qui m'a rendu ce bonhomme définitivement sympathique et humain.

Alors que tous les autres "lofteurs" (je ne crois toujours pas que ce mot soit entré dans le dictionnaire, en tout cas ce qui est sûr, c'est qu'aucun dictionnaire n'est jamais rentré dans un lofteur, à part peut-être Steevy, justement) se réunissaient dans le grand salon Ikea, mode dernier cri en 1993, Steevy s'en allait donc vers sa chambre. Attendant le verdict, le sachant inéluctable, le groupe compact faisait corps, comme pour diluer la pensée difficile d'un départ de l'un des leurs. Steevy, lui, assumait sa faiblesse et se retirait par pudeur pour ne pas avoir à affronter une décision dont il n'était pas le maître, et qui n'était de toute façon pas la sienne, et qui, quelle qu'en fût l'issue, le dévasterait. Certes, le départ d'un des membres du groupe est quelque chose de difficile. Et Steevy, avec sa vivacité remarquable, sa répartie souvent bluffante et déstabilisante, son affectif à fleur de peau (et non pas à pot de fleurs), s'était tout bêtement (trop ?) attaché à ses complices du Loft qui devaient désormais mettre la clé sous la porte, Ikea elle aussi. Passer deux semaines complètes avec de nouveaux individus avait placé Steevy dans une sorte de paradigme intellectuel de léthargie absolue, un nuage de bonne humeur où seuls comptaient les jours ensemble, les tracas et les amusements quotidiens, délaissant provisoirement (très provisoirement) les derniers livres ou disques sortis, les cours du CAC40 et du dollar, la météo en Angleterre, les prévisions de Bison Futé, le prix du pain, j'en passe et des meilleurs ; passer autant de temps avec des gens dont vous ignoriez jusqu'à l'existence à la veille de les connaître (Monsieur Lapalisse, bonjour) ça créé des liens forts. Très forts. Etonnamment forts. Bizarrement forts. Vivre autant de petites choses, parfois insignifiantes au commun, marquent au fer rouge une relation humaine. Comme disait l'autre (c'est ce que l'on dit quand on a oublié l'auteur d'une citation, et que l'on est trop flemmard pour le chercher sur Google d'une part, et trop rigoureux pour ne pas l'attribuer crânement à Oscar Wilde d'autre part), "ce sont les petits détails qui font les grandes vies". Et voila comment Steevy a basculé d'une routine aveugle à un amas confus mais bien réel de souvenirs entassés ça et là, comme de vieux livres qu'on laisse traîner sur une table pour montrer à quel point on lit beaucoup.

Seul face aux évènements, seul face à la réalité, seul face à la disparition imminente, à la séparation insoutenable, Steevy s'est montré tel qu'on ne le connaissait pas encore, sensible et anti-conformiste. Et cela, qu'on l'impute à une réflexion volontaire ou à son instinct, ça fait de lui un mec bien, bien moins écervelé qu'on n'aurait pu le penser. La solitude du groupe priant de manière faussement solidaire pour ne pas exclure l'un des leurs n'était rien face à la solitude d'un seul "homme". J'ai donc compris Steevy. Je ne pensais pas en être réduit à cela un jour. Je ne pensais pas non plus avoir à raconter cela sur mon blog de Londres. La vie mêle parfois des choses étranges entre elles.

Et pour finir, comme dirait Oscar Wilde (à moins que ce ne soit juste moi) rappelons tout de même qu'inexorablement, la solitude, ça n'est pas fait pour être partagé.

vendredi 22 février 2008

Ticket To Ride

Les liverpuldiens sont des gens étonnants.
Non contents d'habiter dans une région reculée de la Grande-Bretagne, ils sont également réputés pour leur fâcheuse tendance à révolutionner, sinon l'Europe, le monde entier. En effet, et l'on ne s'y attardera pas ici, l'équipe de football de Liverpool a remporté à de nombreuses reprises (cinq) le titre de championne d'Europe. Evidemment, ça n'intéresse pas grand monde, mais ne pas parler de football dans un blog anglais, c'est comme manquer d'évoquer le carnaval quand on mentionne Rio.

Le liverpuldien est avant tout sympathique. Il n'hésite pas à accompagner son invité lorsque celui-ci lui demande son chemin, et que sa destination se trouve à plus de quinze minutes de marche de l'endroit où il se trouve. Force est de constater que, pour se rendre à un pub, le liverpuldien se fait étonnamment serviable ; de même, pour indiquer la gare, il n'hésite pas à prendre sur son temps pour nous faire découvrir les quelques rues alentour qui nous mènent à notre destination.


Le liverpuldien a un accent très marqué. Non content de prononcer le nom de sa ville de la manière suivante "Liveuhpaule", le liverpuldien s'exprime en emboîtant les mots dans sa phrase, un peu comme un Lego. C'est-à-dire que le mot suivant se retrouve en fait dans le premier, et ainsi de suite. Au lieu de dire "Hi, how can I help you?", il dira quelque chose comme : "Hihawkhanaillehèlpe you" ? Ca ne fait pas foncièrement de lui quelqu'un à rejeter en bloc, mais tout de même, il y a des choses qui ne se font pas.


Le liverpuldien est également peu frileux. Même par grand soleil. Même par grand froid. Et même quels que soient le temps ou la température extérieure. C'est ainsi qu'au détour d'une rue piétonne, qu'il foule d'un pas absolument sans importance et que la musique d'un guitariste moustachu anime avec véhémence, on croise sans se froisser les yeux ou autre chose des filles dont les mini-jupes feraient presque illusion, tant le manque de tissu sur leur corps est aussi évident que l'absence de talent chez une recrue de Popstars. Cet aspect vestimentaire n'est heureusement pas l'apanage de la gent féminine uniquement ; et que les sexistes de tout poil (c'est le cas de le dire) veulent bien se rassurer : les hommes sont tout aussi ridicules dans leurs vêtements aussi serrés qu'un café à la machine du deuxième. C'est bien simple, à part la sagesse de la jeunesse, on n'a jamais rien vu d'aussi étriqué que leurs jeans et t-shirts. Mais n'en tenons pas rigueur à ces campagnards qui n'ont pas eu la chance de naître dans une grande ville.

Malgré cela, le liverpuldien a un petit quelque chose en plus. Un grand petit quelque chose. Il est capable de chantonner sous sa douche, dans sa chambre, dans sa cave, voire dans la rue. Et lorsqu'il chante dans la rue, et que son voisin apprécie sa chanson, alors celui-ci la répète à son tour. Et il faut reconnaître au liverpuldien une certaine capacité à avoir inventé le téléphone arabe et, de fait, à conquérir la planète. C'est ainsi que quatre garçons dans le vent, et cependant plutôt bien coiffés, ont commencé à fredonner dans leur douche, leur chambre, leur cave, et leur rue, des chansons sur des thèmes aussi novateurs que l'amour, le sexe, le flirt, les filles, et, un peu plus tard, la guerre. Bref, que des activités purement masculines. Ces hétérosexuels avertis savaient pertinemment qu'user de leurs charmes vocaux seraient leur meilleur atout dans cette guerre impitoyable qui nous pousse continuellement vers plus d'intelligence pour séduire la fille qui est capable de nous faire oublier notre quatre heures, voire l'heure qu'il est. A la bonne heure ! Forts de cette constatation sommaire, nos quatre amis, qui répondent aux prénoms entrés à la postérité de John, Paul, George, et Ringo (dans l'ordre alphabétique ou presque), décident de se réunir assez souvent, au détriment de leurs professeurs, de leurs parents, et surtout de leurs voisins, pour qui ce bruit incessant de complaintes amoureuses sirupeuses les empêche d'écouter avec un peu de retard l'appel du Général de Gaulle, qui ne les intéresse finalement pas tant que ça vingt ans après.

Mais les Fab Four, comme certain(e)s les surnommeront plus tard, n'en ont que faire. Très vite, ces quatre liverpuldiens avides de filles faciles sortent de multiples tubes, et pas seulement pour de basses raisons sexuelles. Une énorme manne financière est également de la partie. Et, comme dans toutes ces situations historiques où les femmes et l'argent attirent les pauvres mâles que nous sommes, ceux-ci n'ont d'autre choix que de repousser les limites de ce qui existe, pour qu'on les remarque, les adule, les paye, les congratule, j'en passe et des meilleurs. Ces quatre-là devaient vraiment en vouloir. Car leur brillante carrière, qui les propulsa de Hambourg à New York, de Londres à Tokyo en passant par Singapour, était partie pour mettre à jour des procédés révolutionnaires. Tant musicalement que techniquement. C'est en effet à ce groupe de chevelus dynamiques qu'on attribue tout simplement la création de la pop-music (comprendre musique populaire). Tant de rythmiques et de mélodies qu'on dira plus tard "faciles", mais que personne n'avait pu trouver avant eux, ou du moins n'avait pu enregistrer et diffuser ! Tant de riffs entêtants et de prestations époustouflantes, aussi bien en studio que sur scène ! On leur doit la paternité et la démocratisation de techniques d'enregistrement comme l'usage de la cabine Leslie, des pistes passées "backwards" (à l'envers), et de différentes petites gâteries qui ravissent aujourd'hui n'importe quel amateur de musique, à savoir des pochettes aux petits oignons et des morceaux cachés à la fin des albums. C'est également après eux que la formation "2 guitares, 1 basse, 1 batterie" est considérée comme un standard universel.

Et nous voilà forcés d'admettre que la pop, le rock, et tout ce qui s'ensuit peu ou prou est né là, à Liverpool, entre un champ de fraises (Strawberry Field) et une rue baptisée Penny Lane. A travers l'univers, les chansons du groupe anglais ont conquis le coeur de millions de personnes. Plus d'un milliard d'albums vendus à ce jour. Et toujours un sentiment de présence très fort qui se dégage lorsque l'on a la chance de se promener dans les rues qui les ont vus grandir. Entre le Cavern Club, où ils ont joué et répété 247 fois, le coiffeur de Penny Lane, les maisons de Ringo, Paul, et les autres, il se dégage une atmosphère étrange d'intemporalité et d'universalité. Comme si ces quatre mecs avaient été des prophètes de la musique moderne. Un respect intégral pour des mecs qui ne font que le mériter. Par curiosité, par sens du pèlerinage, introduisons-nous dans un pub qui sent bon le rétro. Regardons, et écoutons.

Plus rien ne bouge, si ce ne sont les lèvres qui chantent, les mains qui frappent, les pieds qui battent la mesure, et les coeurs que les mots et les notes font cogner chaque fois plus fort.Le liverpuldien est un génie. Ce n'est pas pour rien que c'est à Liverpool que sont nés les Beatles.


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Après Paris et New York... Londres !

Bonjour à toutes et à tous, amis lecteurs !
Welcome on board, on my new international blog !

Autant commencer fort, par un jeu de mots qui ravira nos amis financiers (si si, ce sont nos amis) : ce sera d'ailleurs le premier (réservé aux initiés, donc) de ce blog : les initiales des trois villes que mon parcours financier m'aura permis de découvrir sont P.N.L... Certains d'entre vous ont d'ores et déjà lamentablement souri, les autres ont froncé les sourcils. Aussi, afin de ne laisser personne sur le bord du chemin dès le début, sachez que ces initiales signifient Profit 'N' Loss, autrement dit c'est ce qui indique à un trader la quantité d'argent gagné (ou perdu).

(Mauvaise) Blague à part, voici la ligne directrice de ce blog, chère à Laurent Baffie : culture et déconne. Des jeux de mots à ne plus savoir qu'en faire, des billets d'humeur, et de la découverte. Pourquoi ? Tout simplement car il y a de cela deux mois maintenant, j'ai emménagé pour un nouveau job dans la capitale britannique. Pour les amateurs du maillon faible, oui, il s'agit bien de Londres. Nouveau job, nouvelle vie, nouvelle vue, nouvel appart', nouvelle collocation, nouveaux amis, et bien entendu, nouvelle guitare et nouveau blog.
Comment ? Via des explications du job, lorsque c'est nécessaire et éventuellement intéressant, via mon regard totalement objectif sur ces abrutis d'anglais, qui ne mettent pas de chauffeur à l'étage dans les bus, et via des blagues si drôles qu'elles permettraient d'accrocher au plus morne britannique un rictus dont l'amplitude rendrait Sheila facilement jalouse, elle pour qui un écart de paupière mal anticipé se termine irrémédiablement par une prise en main, et en seringue, de Botox (entre autres).

Courte introduction avant mes premières humeurs étalées ça et là sur ces pages. Un premier bilan globalement positif, certainement. Un avenir incertain, certes, c'est tout ce que j'en sais. Du pragmatisme, de la curiosité, des opinions diverses et variées, des visites virtuelles de Londres, quelque découverte de la boîte qui me permet de déambuler dans les rues sombres et étroites de Londres, des photos, voila ce qui comblera ce blog et -je l'espère- mes chers lecteurs. A propos de photos, j'aurais bien aimé commencer cette série par une foultitude de clichés comiques pris sur mon lieu de travail, où quelques collaborateurs ont vraiment des coupes... comment dire... excentriques... J'aurais effectivement bien pris quelques photos pour vous en faire profiter, mais il est interdit de faire des tofs de tifs au taf. Des portraits de bus, vous en aurez plutôt deux fois qu'une; des clichés de monuments, il y en aura plus que de raison. Des images des gens, des rues, du métro ? Assurément ! De la Reine ? Je ferai ce que je pourrai. De la Saint-Valentin qui arrive à grands pas ? Je ne promets rien, mais j'y mettrai tout mon... cœur.

Ainsi s'achève ce premier ersatz de nouvelle nouvelle, sous les traits noirs et pesants de quelques cernes dont la présence n'est pas due qu'au manque de sommeil, mais également à la quantité de sport incroyable qu'il m'a été donné de faire depuis quelques jours. Heureusement, il y a Findus, c'est sûr, mais il y a surtout mon lit, double à nouveau, que je vais m'empresser d'aller retrouver, en vous souhaitant, comme on dit chez nous et en anglais : Have a good night, and see you very soon!